Esclavage et commémoration du 10 mai, une histoire toulousaine

Le Réseau d’Acteurs de la Mémoire en Midi-Pyrénées présente, dans le cadre des Journées Européennes du Patrimoine:

Samedi 17 Septembre 2016 à partir de 17h30 au Jardin Compans Caffarelli

Rencontre et échange avec la Maison de l’Afrique à Toulouse autour de la plaque commémorative de 200 ans de lutte contre l’esclavage, suivis d’une lecture-théâtre, extraits de « La mise en procès du code noir » par la Cie Monsieur Madame.

La Maison de l’Afrique à Toulouse (MAT) fut en effet à l’initiative, dès 1994, de la réalisation et de la pose d’une plaque commémorative de 200 ans de lutte contre l’esclavage au Jardin Compans Caffarelli, précédant ainsi les démarches institutionnelles, ainsi que la loi du 21 mai 2001 tendant à la reconnaissance de la traite et de l’esclavage en tant que crime contre l’humanité dite « loi Taubira ».

 Autour de la plaque, il s’agit donc de raconter cette histoire et ses enjeux, dans un lieu qui accueille désormais chaque 10 mai les représentant-e-s institutionnels et acteurs de la société civile pour commémorer l’abolition de l’esclavage.

Suite à ce témoignage et aux échanges qui s’en suivront, une lecture critique et théâtrale d’un extrait du « Code noir » par la Cie Monsieur Madame.

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Forum des mémoires

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Vendredi 8 avril & Samedi 9 avril 2016 – Espace JOB Toulouse – Entrée libre

Le réseau d’acteurs de la mémoire à Toulouse et en Midi-Pyrénées présente le premier

FORUM DES MÉMOIRES

Rencontres – débats – expositions

Lectures – Film – Concert – Village Associatif

Vendredi 8 avril

18h | Ouverture

18h30 | Projection « Souvenirs d’un futur radieux », de José Vieira

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Un ancien migrant portugais des années 60 revient sur les lieux du bidonville de son enfance à Massy en banlieue parisienne. Il retrouve la même situation avec plus de diversité d’origine et de discrimination. Nous sommes entrainés dans une plongée intemporelle du devenir de ces populations fuyant la dictature et la misère. Riche de documents, cette subtile mise en parallèle des époques et des conditions de vie, nous montre que rien ne change pour eux alors que tout a changé autour d’eux. Avec délicatesse et humour parfois, José Vieira laisse les habitants déclassés se raconter eux-mêmes. Sans pathos ni misérabilisme il s’efface devant la force des portraits et comme il le dit lui-même: «Il a l’impression de filmer actuellement ses souvenirs d’enfance».

Suivie d’une rencontre avec le réalisateur, José Vieira.

Depuis trente ans, il réalise des films sur l’histoire de l’immigration portugaise en France, sur sa propre histoire. José Vieira est né en 1958 au Portugal. Il est arrivé en France en 1965, et il a passé une partie de son enfance dans le bidonville de Massy, au sud-ouest de Paris. De son enfance dans un bidonville d’immigrés portugais, Jose Vieira tire la matière d’une œuvre intimiste et universelle. De films en films, il explore l’expérience douloureuse de l’immigration, entre mirage de la prospérité et violence de l’arrachement.

 

Samedi 9 Avril

13 30| Ouverture

14h | Rencontre « Mémoires dans la ville »

Toulouse devient métropole: comment s’identifier à cet espace sans être partie prenante du récit ? Les initiatives qui accompagnent les mutations urbaines sont nombreuses et portées par des acteurs variés : institutions, associations, acteurs culturels, artistes, etc. Transmettre la mémoire d’un lieu, d’un évènement, des habitant-e-s, donner à comprendre la ville telle qu’elle s’est façonnée… Les démarches de mémoires se pratiquent au quotidien sous des formes diverses. Cet échange permettra la mise en perspective d’actions et enjeux liés aux mémoires urbaines.

Avec

Marie-Christine Jaillet (sociologue), Guillaume Drijard (président du comité de quartier de Saint-Michel, président de l’Union des comités de quartiers de Toulouse), Stéphane Gruet (Directeur de l’AERA), Jean-François Grelier (Président de l’Association des Sinistrés d’AZF), Jamal El Arch (Association ESMA).

16h | Rencontre « Mémoires ouvrières »

Mémoires du travail, du chômage, les mémoires ouvrières sont sans doute aussi celles des mobilisations sociales, mais également de pans entiers de territoires façonnés par leurs industries. En région, dans le long mouvement d’industrialisation puis de désindustrialisation, qu’est-il advenu de ces mémoires ouvrières ? Ont-elles été prises en compte autant que les lieux où elles se sont exprimées parfois dans des luttes sociales difficiles ? Par qui, comment ? Quelle place occupent-elles dans les processus de réappropriation et de valorisation?

Animation: Maryse Carraretto (Association MEMENTO)

Avec

Bernard Margras (Collectif JOB), Jacques Tournemire (Association Mémoire Sociale de Colomiers), Alain Raynal (Directeur de l’Institut d’Histoire Sociale de la CGT 31), Anne Pan (Association Volubilo de Graulhet, co-auteure du livre « Paroles ouvrières »), Annie Dreuille (Présidente de l’association Partage, Maisons des chômeurs).

18h | Forum « Quel(s) lieu(x) de mémoires »

Dans notre région comme ailleurs, les initiatives mémorielles sont nombreuses, et riches de leurs diversité. Mais force est de constater que ces démarches porteuses de dynamique sociale et culturelles, participant à l’enrichissement de l’histoire et du patrimoine commun, manquent de visibilité et parfois de reconnaissance. Comment peut-on les capitaliser, les valoriser, contribuer à faire de ces mémoires immigrées et populaires, des éléments d’histoire et de culture commune? Au travers d’un lieu ? de plusieurs?

Avec :

Laure Teulières (historienne), Mohammed Ouaddane (Délégué général du réseau Mémoires et histoires en Île-de-France), Salah Amokrane (Tactikollectif), Jamal El Arch (ESMA).

20h30 | Cabaret des mémoires + Concert El Comunero | Entrée libre

Cabaret des mémoires

Maylis Bouffartigue (Cie Monsieur Madame) | lectures d’extraits de « Paroles ouvrières »

Mahdie Serie et Amandine Monin | Slam

L’Homme percé | Poésie électrifiée

Concert | El Comunero

Composé de 7 musiciens issus de la scène alternative (les Hurlements d’leo, L’Air de rien, Electrik Geisha…), El Comunero s’approprie un répertoire de chants de lutte, de résistance et de chants antifascistes … Mélodies populaires refaçonnées par des rythmes et des sonorités inspirées du rock, du jazz ou des musiques latino-américaines, ce répertoire est réinterprété par le groupe qui reste fidèle aux fondamentaux, au contenu historique, et le projette dans l’univers et les luttes d’aujourd’hui.

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« L’espèce humaine », nouvelle création de la Cie Monsieur Madame

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Qu’est-ce qu’un génocide ? A cette question que s’est posée la compagnie, ce texte, écrit par robert Antelme à l’issue de son incarcération dans les camps de Gandersheim et de Dachau, a répondu avec une impitoyable lucidité.

Antelme nous dit ceci : « Il n’y a pas des espèces humaines, il y a une espèce humaine. C’est parce que nous sommes des hommes comme eux que les SS seront en définitive impuissants devant nous ». La commune appartenance du bourreau et de la victime à une seule et même espèce que démontre Antelme, nous permet de comprendre et de placer à leur juste place les génocides qui ont précédé celui perpétré par les nazis et ceux qui depuis ont suivi. A l’heure où reviennent les ségrégations ethniques en Europe, le message est on ne peut plus approprié. Le dispositif théâtral met en avant un texte dont l’énoncé se passe de tout le décorum qui accompagne habituellement le spectacle.

Les 24 et 28 novembre au théâtre du Ring, la Cie Monsieur Madame, membre du Réseau d’acteurs de la mémoire en Midi-Pyrénées, présentera cette nouvelle création.

À l’issue de la représentation, débat animé par Olivier Le Cour Grandmaison.
Docteur ès Sciences Politiques, maître de conférences, directeur du Master I et II « Coopération et Solidarité Internationale » à l’Université d’Evry – Val d’Essonne. Il anime également des séminaires de philosophie politique au Collège International de Philosophie.

Plus d’infos ici

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« Travailleurs venus d’ailleurs » à Graulhet

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À partir du travail réalisé par le collectif de photographes Alter Image, la municipalité et la MJC, en partenariat avec le cinéma Vertigo, les Arts qui Content, la Mémoire sociale graulhétoise et Volubilo, proposent jusqu’au 28 novembre «Travailleurs venus d’ailleurs» avec au programme : exposition, master classes, projection de films, conférence-débat et théâtre.

Lire la suite…

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Rencontre avec le Réseau Mémoires – Dimanche 13 septembre – Alternatiba Toulouse

« Les artistes sont-ils des passeurs de mémoires? »

« Chacun de nous a besoin de la mémoire de l’autre, parce qu’il n’y va pas d’une vertu de compassion ou de charité, mais d’une lucidité nouvelle dans un processus de la Relation. Et si nous voulons partager la beauté du monde, si nous voulons être solidaires de ses souffrances, nous devons apprendre à nous souvenir ensemble. »
Edouard Glissant, Philosophie de la Relation.
Dimanche 13 septembre 2015, le Réseau d’acteurs de la Mémoire en Midi-Pyrénées participe au forum Alternatiba Toulouse en proposant un temps de débat et d’échanges au sein du village « Art et Culture ».
De 17h à 19h, avec des membres du réseau*, nous échangerons les expériences autour d’initiatives mémorielles, nous discuterons du rôle des artistes et des expressions culturelles dans les enjeux de transmission et de mémoire, et de la nécessité à inscrire ces questions de mémoire dans les préoccupations alternatives et citoyennes.

*Tactikollectif, Compagnie de Théâtre l’Ecoutille, ESMA (Echanges et Savoirs, Mémoire Active), et d’autres…

Alternatiba, c’est quoi ?

alternatiba-toulouseAlternatiba Toulouse est une initiative citoyenne s’inscrivant dans les événements de sensibilisation à la COP 21, la réunion internationale sur le climat, qui se déroulera à Paris en décembre 2015. Ce mouvement est né à Bayonne en octobre 2013 et, à ce jour, 50 villes françaises préparent ou ont organisé un Alternatiba. Impulsé en mars 2014 par un collectif d’associations, Alternatiba Toulouse a rapidement mobilisé un nombre croissant de citoyennes et de citoyens, jusqu’à atteindre une centaine de personnes impliquées dans l’organisation et quelques 400 bénévoles. Loin des discours catastrophistes, Alternatiba présente des solutions concrètes à la crise écologique, sociale et économique et s’engage dans la transition vers une société plus équitable et respectueuse de l’environnement. Ces solutions réalistes, à la portée de tous et qu’il est urgent de mettre en œuvre, nous permettent de préserver notre environnement et donc de reprendre le contrôle de nos vies et de notre avenir. Le mouvement Alternatiba, pourvoyeur d’espoir, est appelé à perdurer après les 12 et 13 septembre, au-delà même de la COP 21, afin de faire entendre la voix du bon sens et de la raison.
Alternatiba est organisé en « villages » thématiques, et c’est dans le cadre du village « Art et Culture » (Espace Projection et Débat) que se tiendra cette rencontre.
Présentation : Pour rompre avec l’habitude d’être univoque, de réduire les êtres et les choses à des catégories, à des fonctions, à des rôles, l’art et la culture nous ouvrent à d’autres mondes en nous faisant vivre des expériences, ils permettent de saisir la réalité dans ses multiples facettes et favorisent la diversité de penser et d’agir. Ils permettent une plongée dans l’inconnu, vers « l’autre ». L’art et la culture par leurs vecteurs et aussi par leur économie deviennent miroirs et lumineux outils de foisonnement de l’espoir et de sa concrétisation.
Par l’art et la culture nous pouvons nous appuyer sur les convergences qui nous rapprochent, faire mémoire, entrer en connivence avec ce qui nous fonde.
Le réseau d’acteurs de la mémoire en Midi-Pyrénées ?

Depuis plus de vingt ans, nous sommes un certain nombre, à Toulouse et en Midi-Pyrénées, à nous engager dans des démarches et actions mémorielles donnant lieu à des productions variées : livres, films, disques, rencontres, spectacles, etc… De ces initiatives s’est constitué un réseau des acteurs de la mémoire à Toulouse et en Midi-Pyrénées, qui réunit depuis 2011 différentes structures et personnes issues des champs associatifs, culturels, universitaires, artistiques et du travail social.

Dans ce réseau, certains s’attachent à la mémoire des univers urbains et de la ville, d’autres à celle des mondes ruraux et des villages ; certains privilégient des approches individuelles autour de témoignages, portraits, parcours de vie, d’autres mettent en lumière des mémoires plus collectives ou mobilisent des dimensions plus politiques en mettant l’accent sur l’immigration et l’égalité des droits. Tous portent, directement ou indirectement, une volonté de transformations sociales en faveur et en association étroite avec les personnes porteuses de ces mémoires.
En abordant l’histoire et les mémoires populaires de l’immigration et des territoires, ce réseau a pour finalité non seulement de partager un espace de réflexions et de ressources, mais également de capitaliser et valoriser les initiatives et productions à travers une recherche de reconnaissance de ces mémoires, ainsi que leur inscription dans notre patrimoine commun.

Plus d’infos sur le village « Art et Culture » et sur ce qui s’y passera

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Bibliographie et productions sur l’histoire de l’immigration en Midi-Pyrénées

Une sélection réalisée par Cofrimi.

Ouvrages

Immigrés de Lafourguette : Les élèves de la classe de CM2 de l’école Buffon à Toulouse. – [s.d.]. – : ill. par les dessins des élèves.
Résumé : Cet album a été réalisé par les élèves de CM2 de l’école primaire Buffon à Toulouse, dans le cadre du dispositif « l’autre et l’Ailleurs » mis en place par l’Inspection Académique de la Haute-Garonne en partenariat avec l’ACSE et la Ligue de l’Enseignement.
Le narrateur de l’histoire est un bus de la ville qui nous fait découvrir le quartier de Lafourguette à Toulouse de 1920 à 1980 et met en évidence, à travers des témoignages et des parcours de vie, les vagues migratoires qui se sont succédées dans le quartier.

BLANCHARD, Pascal ; BANCEL, Nicolas ; LEMAIRE, Sandrine. La fracture coloniale . – Paris. – La Découverte, 2005. – 310 p.
Résumé : Une enquête conduite à Toulouse avait permis d’évaluer les mémoires coloniales et de l’immigration parmi la population. Cet ouvrage collectif prolonge les résultats qui en sont issus et met en question les différents aspects. Révélant des lacunes importantes sur la transmission de ces pans de mémoire, des chercheurs de diverses disciplines creusent la réflexion sur les prolongements de l’héritage colonial dans la société française contemporaine. Ceux-ci se manifesteraient de diverses manières sur les relations intercommunautaires, la ghettoïsation des banlieues, les difficultés et les blocages de l’intégration, la manipulation des mémoires, la conception de l’histoire nationale, …

MARX-SCOURAS, Danielle. La France de Zebda, 1981-2004. – Paris. – Autrement, 2005. – 205 p.
Résumé : Cet ouvrage raconte le cheminement de Zebda, groupe de rock populaire originaire de Toulouse, constitué d’artistes de trajectoires et d’origine culturelle différentes qui ont marqué l’esprit des vingt dernières années par leurs chansons mais également par leur engagement associatif et politique. Cette formation musicale emblématique d’une France métissée fait resurgir à travers son histoire toute une époque d’abord marquée par l’arrivée des socialistes au pouvoir, puis la marche dite des Beurs, période étroitement liée à leurs années d’apprentissage musicale. L’auteur s’intéresse également à la trajectoire musicale à proprement parler ainsi qu’au rapport du groupe avec la presse. La suite est consacré au militantisme politique qui mène à la présentation d’une liste aux Municipales de 2001 (Motiv-é-e-s). Une dernière partie évoque la séparation du groupe en 2003, ses déceptions politiques mais

Agence pour le développement des relations interculturelles (ADRI). Intégration locale en Midi-Pyrénées. 76 expériences. – Paris. – ADRI, 1998. – 91 p.
Résumé : Dans le cadre de la préparation des Ateliers de l’intégration locale qui ont eu lieu à Toulouse les 6 et 7 mai 1998, l’ADRI a mené une enquête dans la région Midi-Pyrénées afin d’identifier les expériences locales d’intégration. 76 d’entre elles sont présentées ici, elles ont les caractéristiques suivantes : ce sont des expériences originales par les démarches adoptées ou par les moyens mis en œuvre ; elles ne sont pas forcément innovantes mais présentent toujours un intérêt dans leur contenu et leurs conditions de transférabilité ; elles concernent le champ de l’intégration ; elles sont distinguées des structures, une structure pouvant animer plusieurs actions.

Cité nationale de l’histoire de l’immigration (CNHI). Répertoire de projets. Histoire et mémoire de l’immigration. Région Midi-Pyrénées Languedoc-Roussillon. – Paris. – Cité nationale de l’histoire de l’immigration (CNHI), 2005. – 37 p.
Résumé : Ce répertoire a été produit dans le cadre de la préparation de la réunion régionale du 10 juin 2005 à Toulouse, qui constitue le point de départ d’une mise en réseau des acteurs au plan régional et d’une collaboration avec la cité nationale de l’histoire de l’immigration. La réalisation du répertoire s’est appuyée sur une enquête chez les porteurs de projets à partir de fichiers fournis par les partenaires financiers régionaux. Il s’agit d’un inventaire de projets locaux ou régionaux réalisés ou en cours de réalisation, et d’un premier repérage des acteurs et des projets matérialisés par des fiches d’identification.

TEULIERES, Laure. Histoire et mémoires des immigrations en région Midi-Pyrénées. – Direction régionale Midi-Pyrénées. – Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances (ACSE), 2007. – 255 p.
Résumé : Ce rapport a été réalisé en réponse au marché d’étude de l’ACSE « histoire et mémoire des immigrations en régions », qui visait à disposer d’un état des lieux pour l’ensemble des régions.
Ce rapport se compose de plusieurs parties complémentaires :

  • Une approche historique indiquant le traitement de la question des populations immigrées dans la région Midi-Pyrénées en fonction des différentes vagues migratoires.
  • Une synthèse historique établie à partir des travaux existants, afin de donner un aperçu de l’histoire de l’immigration de la région au cours des XIX-XXe siècles. – Mémoire des migrations : est l’analyse qualitative des actions « mémoires » financées par le Fasild, direction régionale Midi-Pyrénées. Cette enquête a été réalisée par la sociologue Fabienne Souchet du cabinet In situ consultant, avec l’appui technique de l’association Cofrimi.
  • Une bibliographie recensant plus de 750 références : articles, ouvrages, travaux universitaires, filmographie.
  • Un inventaire des sources d’archives : de la région et hors région, ainsi que les archives privées.
  • Des données statistiques : recensements généraux de la population de 1851 à 1999 (données Insee)

 

Collectif. Républicains espagnols en Midi-Pyrénées. – Toulouse. – Presses universitaires du Mirail, 2005. – 336 p., bibliogr.
Résumé : La région Midi-Pyrénées rend hommage dans un ouvrage, richement illustré, aux réfugiés espagnols arrivés en France et, en l’occurrence, ici en région Midi-Pyrénées, après la défaite définitive du camp républicain en janvier 1936. Rassemblant les savoirs et les témoignages de très nombreux historiens, journalistes, militants et « témoins de la première heure », les récits commencent à l’avènement de la IIe République espagnole en 1931 puis enchaîne sur le coup d’État de 1936, puis le soulèvement populaire et bien sûr la guerre civile et l’exil. Se déclinent alors plusieurs périodes : l’internement dans les camps, le vécu des espagnols exilés, comment ils se sont réorganisés politiquement, ce qu’ils ont construit (leurs activités culturelles), ce qu’ils ont apporté à la France (par exemple sur le plan économique et par leur entrée dans la résistance pendant la Seconde Guerre mondiale), mais aussi la solidarité franco-espagnole.

SAUVAGE, Jean. L’histoire du quartier de Bellefontaine. – Toulouse : Quartier 31, 2008. – 97 p.: ill.
Résumé : Cet opuscule est le regard de l’auteur aujourd’hui retraité et qui a été professeur au collège de Bellefontaine depuis 1972, sur le début de l’urbanisation de ce quartier, son évolution, ses changements. Il est l’œuvre de mémoire d’un habitant du quartier, il est le résultat de recherches personnelles, il est l’histoire du quartier.
L’auteur part de la naissance de Bellefontaine avec le projet en 1960 de la ZUP du Mirail et le projet de ville nouvelle de l’architecte Georges Candilis. Il revient au chapitre 2 sur l’enracinement du quartier dans la longue histoire de Toulouse et illustre son texte de plans du cadastre, d’anciennes photos du quartier et de photos de vestiges.
Un autre chapitre présente l’architecture de Bellefontaine et la période de 1965 à 1985 qu’il a appelé « les 20 glorieuses de Bellefontaine » avec ses évolutions architecturales mais aussi de nouvelles populations qui s’installent. L’auteur présente aussi « les handicaps » du quartier, sa dénomination de quartier sensible, la période du GPV, la réhabilitation.
De nombreuses photos et plans illustrent les écrits de l’auteur.

Association connaissance de l’histoire de l’Afrique contemporaine (Achac) ; Tactikcollectif. Mémoire coloniale, mémoire de l’immigration, mémoire urbaine. – Paris. – Achac, 2005. – 101 p.
Résumé : Une étude menée à Toulouse s’est intéressée au déficit de mémoire et de son impact sur les cultures urbaines et autres processus d’intégration et dynamiques sociales. L’enquête a eu pour but d’appréhender la mémoire de l’histoire de la colonisation et de l’histoire de l’immigration en observant aussi bien les populations issues de ces histoires que les populations non-liées à celle-ci. Ce travail s’insère dans un programme plus vaste mené par la Délégation interministérielle à la ville (Div) sur la mémoire urbaine : « Mémoires, production de sens et récits de et dans la ville ».

Collectif. Le Mirail dans toutes ses couleurs : à la rencontre du patrimoine d’hier et d’aujourd’hui, Aucune. – Toulouse : La Gargouille, 2007. – 31 p.: ill.
Résumé : Ce petit livre retrace l’histoire du quartier du Mirail à Toulouse depuis l’époque des romains jusqu’au Grand Projet de Ville d’aujourd’hui et nous donne à voir à travers des photos son riche patrimoine. Sont évoqués : le patrimoine ancien, les vestiges médiévaux et les châteaux disparus, le patrimoine classé avec en particulier le château et le parc de Reynerie, le patrimoine des maraîchers (début du XXème siècle aux années 60), le patrimoine d’une urbanisation des années 60 avec le projet d’une ville nouvelle de l’architecte Georges Candilis, l’habitat au Mirail, l’Université de Toulouse le Mirail, l’espace public, les espaces verts, les fêtes du quartier, le Grand projet de Ville. Ce fascicule contient aussi de nombreux témoignages d’habitants du quartier.

GRUET, Stéphane ; PAPILLAULT, Rémi. Le Mirail Mémoire d’une ville.- Aera ; Poesis. – 450 p. + 1 dvd avec images d’archives: Nombreuses illustrations couleur et noir & blanc.
Résumé : Cette large fresque retrace l’histoire vécue d’une ville nouvelle d’exception, de sa conception à ajouter jours. Elle confronte, au travers de sa réalisation, les intentions premières des architectes à l’expérience vécue par ses habitants au fil des trente-cinq premières années de son histoire. Toulouse le Mirail, projet au retentissement international d’un « urbanisme au visage humain », fait « pour le bonheur des petits enfant », fut le fruit de longues années de travail d’architectes qui furent parmi les plus attentifs de leur époque aux dimensions humaines, sociales t temporelles de l’habitat. Le Mirail est, du fait des espoirs qu’il a fait naître, plus que toute autre ville nouvelle, emblématique de l’histoire des grands ensembles. Au fil du temps, en effet, le Mirail s’est troue relégué au rang des autres ZUP françaises dont il avait tant voulu se distinguer. Commencée dans l’enthousiasme, l’histoire s’achève sur un morceau de ville à l’évolution douloureuse.

IN SITU CONSULTANTS. Le logement des immigrés dans le pôle urbain toulousain : rapport d’étude – juin 200. – Toulouse : IN SITU, 2001. – 98 p.: synthèse de l’étude pp 86-98. Récits de parcours pp 62.
Résumé : Cette étude diagnostic est le résultat d’une commande conjointe FAS Midi-Pyrénées, DDASS 31, DDE 31, ANPEEC, CILPI. Le travail d’étude s’est déroulé de septembre 2000 à mai 2001.
Le rapport comprend 4 parties :
1 – les grands éléments de cadrage statistique concernant la présence des immigrés dans le pôle urbain toulousain à partir des données du RGP de 1999.
2 – les conditions de logement et les modes d’habitat des populations immigrées sur le pôle urbain et à l’échelle des quartiers.
3 – Les grandes problématiques qui ont été identifiées à savoir : l’accueil et la localisation des primo-arrivants, la problématique du vieillissement des travailleurs immigrés au regard du logement, la mise en récit de parcours de migrants selon une typologie.
4 – Les principes pouvant orientés l’action et les pistes ayant été retenues en groupes de travail avec les différents partenaires.

Collectif. Notre cité, pile ou face. – Toulouse : Association Voir et Comprendre, 1998. – 44 p.
Résumé : Avec l’aide d’une association et d’un photographe et accompagnateur, cinq jeunes de la banlieue de Toulouse, catalogués comme « durs », ont monté un projet et l’ont mené à bien. Leur volonté de créer une entreprise et d’être leur patron est racontée dans ce livre, par des témoignages, des textes et des photos qui montrent dix-huit mois de leur vie.

Collectif. Enfants et jeunes de parents immigrés. Filiation et devenir. – Cahiers de COFRIMI, 1994. – 122 p.
Résumé : Actes du colloque national tenu à Toulouse les 26 et 27 novembre 1993. Le COFRIMI a opté pour une démarche pluridisciplinaire étant donné les facettes diverses et variées de cette problématique. Les axes majeurs dans la construction identitaire de ces jeunes ont été abordés dans leurs rapports et articulations aux canaux majeurs de la socialisation (la famille, l’école, la cité, les médias, les structures d’accueil et d’accompagnement thérapeutiques, les organismes de formation et d’insertion professionnelle…).

ABELLAN, Thierry. L’Abécédaire Voyageur. – Parole et Expression. – : ill. de photographies.
Résumé : Cet ouvrage est le fruit d’un partenariat entre des mères participant à l’atelier des parents de l’école maternelle Jean Dieuzaide dans le quartier de Ginestous à Toulouse, l’école maternelle et les associations Parole et Expression et Reflet 31.
L’objectif est de montrer un instantané de la vie des gens du voyage dans le quartier de Ginestous. L’ouvrage se présente sous forme d’un abécédaire et à chaque lettre est associé 2 ou 3 mots et ce qu’évoquent ces mots. Sur la page de gauche, une photographie illustre les mots de la page de droite.

KEBABZA, Horia ; WELZER-LANG, Daniel. Jeunes filles et garçons des quartiers : une approche des injonctions de genre. – Toulouse. – Les traboules ; Toulouse : Université Toulouse-le Mirail, 2003. – 168 p.
Résumé : Cette étude porte sur le mode d’adaptation des jeunes filles et des femmes aux contraintes exercées sur elles dans les quartiers. L’enquête a été menée dans les quartiers populaires de Toulouse à partir de 24 entretiens de femmes et de15 entretiens d’hommes. Les auteurs mettent en relation les rapports de domination entre genres, avec ceux institués par les générations, les classes, afin de rompre avec l’ethnicisation de la question. Sont étudiées les relations hommes-femmes dans le cadre des sphères privée et publique ainsi que les stratégies masculines et féminines de résistance à la domination. Les auteurs concluent à une large acceptation des contraintes et insistent sur le fait que les rapports observés dans ces quartiers sont le miroir grossissant de ce qui se passe dans la société globale.


 

Articles

Histoire des immigrations en région Midi-Pyrénées / TEULIERES, Laure ; SOUCHET, Fabienne, in Hommes et Migrations N° 1273 (mai-juin 2008). – pp.152-166
Résumé: La région Midi-Pyrénées voit le nombre d’étrangers augmenter d’un recensement à l’autre pendant le XIXe siècle. Il existe de fortes disparités entre les 8 départements de la région, La Haute-Garonne est le principal département qui accueille les immigrés, surtout les espagnols au moment de la guerre civile. L’immigration féminine est très importante dans la région, la plupart des femmes travaillent en tant qu’ouvrières, domestiques et la majorité dans l’agriculture.

Bagatelle, une cité toulousaine au quotidien  / BELAïD, Lakhdar, in Hommes et Migrations n° 1195 (février 1996). – p. 6-14
Résumé: Fort taux de chômage, échec scolaire, délinquance, toxicomanie, alcoolisme… retour du religieux, tous les phénomènes sociaux caractérisant les banlieues en désespérance se retrouvent à Bagatelle, une cité toulousaine construite à la va-vite au début des années soixante pour accueillir les rapatriés d’Algérie. Scènes de la vie quotidienne et rencontre avec quelques-unes des figures marquantes de ce quartier (résumé de la revue).

Autour des mémoires de migration / TEULIERES, Laure, in Diasporas. Histoire et sociétés n°7 (2005). – pp.186-192
Résumé: Compte rendu très synthétique d’un cycle de journées d’étude organisé par le laboratoire FRAMESPA-Diasporas maison de la recherche de l’Université de Toulouse-le Mirail 2004-2005. Les thèmes des journées se déclinaient de la façon suivante pour l’essentiel : « Mémoires vagabondes : histoire de l’immigration, de l’oubli à la commémoration » puis « l’invention des origines » et enfin « Toulouse mosaïque ».

A propos d’une expérience institutionnelle à Toulouse : Réflexions sur un an de pratique toulousaine / VELUT, Nicolas– 6 p.
Résumé : Témoignage d’un médecin travaillant au comité Médico-Social pour la Santé des Migrants, association ayant pour vocation de promouvoir un système de santé pour les étrangers de qualité équivalente à celui du service public, tant au plan médical que social et psychique. Par-delà la prise en compte de la souffrance psychique d’un patient en situation d’exil, ce médecin interroge la notion d’étrangeté qu’il lie au concept d’altérité caractérisant nos rapports les uns aux autres. Il explique que l’exil, caractéristique de l’étranger placé en un ailleurs, est à entendre comme une « sortie hors de soi ». Il est donc nécessaire que soit présent sur un même front, l’aspect médical, social et psychologique, destinée à désenclaver les patients migrants de cette limite, de ce « non-lieu » où les cantonne leur exil. Ce médecin souligne l’importance d’un travail en réseau faisant intervenir différents secteurs du social pour accompagner ces patients et les aider à se reconstituer. L’objectif est de leur fournir des repères les reconnaissant et leurs permettant de se reconnaitre.


 

Vidéos

Filles et garçons, paroles d’ados / Association J’Ouvre l’œil. – 2001. – 33 min.
Résumé : Les rumeurs, les interdits, les stéréotypes de genre, tout autant que le poids des identités culturelles pèsent sur les relations entre les filles et les garçons, principalement au détriment des filles, mais aussi des garçons prisonniers d’une certaine « culture de quartier ».
Ce document montre à travers les entretiens croisés de jeunes filles et de jeunes garçons d’origine maghrébine du quartier de Bagatelle à Toulouse, les règles implicites, la division sexuée des espaces public et privé, l’importance de la culture familiale et les rapports personnels et affectifs avec l’autre sexe.

 

Empalot, c’est qui mon quartier ? . ASEDE, Auteur; Association J’Ouvre l’œil, Concepteur. – 2011. – 16,17 mn.
Résumé : Reportage sur la vie dans la cité d’Empalot à Toulouse réalisé par 4 jeunes du quartier, âgés de 14 ans, Rachid, Youcef, Féthi et Rachid appuyés d’Arnaud Lecuyer, éducateur du club de prévention Asede (Association Socio-Éducative Daste Empalot) et de l’association J’ouvre l’oeil. Ils ont interviewé les habitants du quartier sur la façon dont ils vivent et perçoivent leur cité. Les quatre garçons sont parvenus à recueillir des témoignages authentiques et lucides des habitants interrogés. « Il y a chez nous de la convivialité, de la diversité, de la solidarité et un esprit collectif » affirmaient certains, tout en « faisant le constat d’une image négative et d’une dégradation du quartier ». L’objectif du film était d’étudier les liens entre les générations, ainsi que les images négatives du quartier. Il en est ressorti cependant bien des aspects positifs comme le lien affectif qu’entretiennent les habitants avec leur quartier. Ce projet a obtenu le Prix du public au festival « Tolosa tourne » et le trophée de la réussite à l’initiative d’HAZUR-Empalot.

 

Acteur dans la cité ? moi aussi ! / VIALA, Neus. – Cultures et Communication (prod., 2003. – Durée : 54′; DVD.
Résumé : Pour aider les enfants à devenir des citoyens à part entière, dans l’environnement de leur quartier, l’équipe enseignante et éducative de l’école primaire Jean Gallia de la Reynerie, quartier de Toulouse, a mis en place depuis une vingtaine d’années des projets et des actions. Le Conseil d’enfants, le Centre de Loisir et L’Atelier de théâtre
« Voir et comprendre » permettent la découverte de soi et des autres. L’écoute et la prise de parole, la recherche de solution à la vie collective.
Les parents interviennent pour exprimer leurs souhaits sur l’école de leurs enfants, réfléchissent sur l’éducation et sur le contexte dans lequel ils grandissent.
La caméra suit les parents, les enfants et toute l’équipe éducative pendant une année scolaire et nous entraîne vers la découverte d’une école que nous ne soupçonnions pas, bien différente de celle que la plupart d’entre nous a connue. Parents, enseignants et éducateurs peuvent engager avec le spectateur une réflexion sur les projets éducatifs et un débat sur leur propre citoyenneté.

 

Moments RAR, culture pour toujours : 6 exemples d’actions artistiques dans des écoles élémentaires du Réseau Ambition Réussite à Toulouse. INSPECTION ACADEMIQUE 31 ; Association J’Ouvre l’œil, Concepteur. – Toulouse : Association J’ouvre l’Œil, 2011. – 8,49 mn: Fichier Macromedia Shockwave Flash FR.
Résumé : « Moments RAR, culture pour toujours » est une vidéo avec six exemples d’actions artistiques réalisées dans des écoles élémentaires et maternelles du Réseau Ambition Réussite à Toulouse. Les 6 mini-clips présentés dans la vidéo ont eu lieu avec les écoles :
– Maternelle Didier Daurat : fabrication d’un bas-relief en mémoire de leur ancienne école avant que celle-ci ne soit détruite
– Maternelle André Daste, Empalot : réalisation d’un film d’animation, « Veux-tu être mon ami ? »
– Élémentaire Victor Hugo : réalisation d’un livre
– Maternelle jean Monnet, Lalande : spectacle de danse « Le Petit Prince »
– Maternelle Papus : fabrication de machines sonores
– Élémentaire Ronsard : danse à l’école
L’objectif principal de ce projet était de permettre aux enfants d’agir et de s’exprimer avec leur corps, d’être intégrés dans des pratiques artistiques faisant sens. Menés par les élèves de l’éducation prioritaire et leurs enseignants depuis la rentrée scolaire 2010, cette vidéo d’une journée consacrée aux élèves des RAR de Haute-Garonne contribue à modifier les représentations de l’école et des quartiers, et à créer une culture commune. Elle valorise l’action mise en place dans les zones d’éducation prioritaire (ZEP). Les créations permettent les apprentissages, la prise en compte de chaque élève. Par les contacts avec des artistes, des œuvres, des lieux artistiques et culturels, ces projets ont renforcé la maîtrise de la langue, et la culture scientifique, littéraire et artistique des élèves.

 

L’empreinte du corps . COLL, Estelle ; France 3 Sud, Producteur; Lapilli Films, Producteur. – 2001. – 26 min.
Résumé : Des collégiennes de la cité du Mirail à Toulouse rencontrent la maison de couture Yves Saint Laurent, elles y découvrent un univers de mode prestigieux. En s’inspirant de leurs rêves, elles créent une collection de mode, mélange de leurs différentes origines, de leur histoire et des représentations qui les habitent. Accompagnées dans leurs créations par des stylistes de la maison de couture Yves Saint Laurent, elles se découvrent, se réinventent.

 

 

 

 

 

 

Ahmed. GOMIS, Alain ; MORERA, Michaël. – Gindou Cinéma, 2005. – court métrage. – (Notre histoire vraie; 1ère édition)
Résumé : Ce court métrage a été réalisé à partir du scénario écrit par Michaël MOREIRA, élève au lycée Bellevue à Toulouse et lauréat du concours de scénario « Notre histoire vraie ». Ce concours a été financé par le FASILD, l’Union européenne.
C’est l’histoire d’Ahmed ouvrier dans un magasin et qui souffre des propos racistes de son patron. Un jour, à l’occasion d’une livraison, il rencontre André, ancien tirailleur sénégalais, resté en France après la guerre « pour attendre les honneurs ». Des liens se tissent entre ces deux hommes autour d’un piano légué à André par un colonel mort au champ d’honneur.
Le film est suivi par :
– un reportage de France 3 sur le tournage du film en juillet 2005,
– des commentaires de Laure Teuillères, chercheur à l’Université de Toulouse le Mirail sur l’histoire de l’immigration.

 

Le bazar animé des cultures immigrées : films d’animation réalisés par plusieurs classes autour de la thématique de « l’autre et l’ailleurs » – TOURNEFEUILLE : La Ménagerie, 2007. – Série de six petits films d’une durée de 4’à 15′.
Résumé : Films d’animation réalisés par plusieurs classes autour de la thématique de « L’autre et L’Ailleurs » :
– « Le village » 4’ – par la classe d’accueil du collège Vauquelin avec l’accompagnement pédagogique de l’association L’Etude
– « Etranges écoles ici et ailleurs « 4’15 – par la classe d’accueil du collège Berthelot
– « Lettres » 6’27 – par la classe de MGIEN du Lycée Déodat de Séverac
– « 1 pour 12,12 pour 1 » 4’43 – par les CAP du Lycée François Camel, St-Girons
– « Au-delà des frontières » 14’80 – par les classes de 5 et 3 du collège Emile Zola
accompagné d’une réalisation de La Ménagerie :
– « Les raccourcis de l’histoire : L’immigration en France » 9’
Réalisations par plusieurs classes de l’académie de Toulouse. Action financée par l’ACSE Midi-Pyrénées, l’Inspection académique 31, la Mairie de Toulouse.

Bouquet misère. Collectif. – Cie Zarina Khan, 1999. – 1 cass. vidéo (VHS) (26 min) : (SECAM), son.. – (Saga Cités n°259)
Résumé : Toutes les images qui composent ce document ont été tournées et montées par des jeunes des quartiers de Toulouse, habitants d’Empalot, Bourbaki ou Reynerie. Un tournage étalé sur plusieurs mois pendant l’été 98, et qui, en traitant de la problématique du travail et du chômage, donne la parole aux habitants. Réalisé avant les violents incidents qui ont marqué la fin de l’année au Mirail et à la Reynerie, ce document plonge aux racines du mal-être et apporte un nouvel éclairage sur la vie quotidienne de ces quartiers en difficulté, un éclairage porté de l’intérieur.

L’architecte Candilis retrouve le Mirail. France 3, Producteur. – INA (institut National d’Audiovisuel), 1992. – 06min14s.Reportage France 3 « Vent Sud » 27/11/1992
Résumé : Georges CANDILIS, l’architecte du MIRAIL, revient à l’occasion d’une visite à TOULOUSE dans le quartier qu’il a conçu. Après avoir été interpellé par un habitant mécontent de vivre dans ces cités, Georges CANDILIS exprime des sentiments mitigés face à ces retrouvailles. Aujourd’hui. il pense que c’était un projet démesuré mais à l’époque il fallait répondre aux besoins urgents de logement pour des milliers de personnes notamment rapatriés et immigrés. Il rencontre malgré tout un accueil chaleureux et positif auprès d’un couple de propriétaires qui l’invitent à visiter leur appartement et se disent ravis d’avoir pu l’acquérir il y a plus de 20 ans à un prix compétitif. Les interventions de Georges CANDILIS alternent avec de nombreux plans sur le MIRAIL, ses immeubles, et sa population.

Mémoires du grand Mirail n°1. DANGLA, Hervé ; Collectif HDFS. – 2005. – 1 DVD (52 min) : coul., son. + 1 livret (n.p.).
Résumé : Dans le quartier du grand Mirail à Toulouse, cinq familles ont été interviewées afin de constituer une mémoire des habitants. Le CD est accompagné d’un livret avec photos couleurs pleine page.

Mémoires du grand Mirail n°2 : Catalogue de photographies + 1 DVD « Je béton ». DANGLA, Hervé– Collectif HDFS, 2007.
Résumé : Documentaire photographique réalisé sur la durée du projet de réhabilitation du Mirail (1997 à ce jour). Ne s’arrête pas seulement à montrer l’avant et l’après de ce processus de déconstruction urbaine; il veut témoigner des caractères culturels et humains d’antan et d’aujourd’hui, au fil du temps du grand projet urbain de la ville de Toulouse. Les photographies montrent les transformations du paysage: démolition, construction de bâtiments, création de voiries, ponctuées de futures places et bientôt, les constructions de nouveaux lotissements résidentiels dans le cadre de la mixité et de la redistribution des espaces publics et privés.

Mémoires du Mirail : les habitants ont la parole. Echanges de savoirs – mémoire active (ES-MA), Aucune. – Toulouse : Echanges de savoirs – mémoire active (ES – MA), 2006. – 1h30.

Résumé : « …Qu’ils aient choisi d’y venir ou qu’ils y aient échoué par hasard, leur histoire est liée à ce quartier, tout comme ce quartier est imprégné de leur histoire… »
– Les origines
– L’immigration
– L’intégration
– Vies de quartiers
– Le bilan de rêves
– Evolution

 

Femmes de toutes les histoires, Paroles en mouvement. Echanges de savoirs – mémoire active (ES-MA), Aucune. – Toulouse : Echanges de savoirs – mémoire active (ES – MA), 2009. – 52 mn.

Résumé : Ce film propose de montrer le caractère délicat de la construction de chaque individu, y compris dans sa relation à l’histoire. Construit à partir d’histoires personnelles, d’histoires familiales, il laisse place à la danse et au corps. Ce film nous donne à voir des identités plurielles, interculturelles, toujours en mouvement. Ce sont des émotions directes qui sont captées, un ressenti de première main, les actrices se livrent tout doucement au son de la musique. Un film heureux…

Le bruit l’odeur et quelques étoile. PITTARD, Éric. – les Films à Lou, 2002. – 1 DVD (1 h 44 min) : coul.; DVD. – (Images de la culture)
Résumé : En décembre 1998 à Toulouse, Habib, dit Pipo, est abattu à bout portant par un policier alors qu’il tentait de voler une voiture. Pendant les jours qui suivent, la cité du Mirail est le théâtre d’émeutes violentes, opposant les jeunes aux forces de l’ordre venues de la France entière. Les chansons du groupe Zebda apportent la force de la poésie à ce film, construit comme un opéra, avec les témoignages entrecroisés des divers protagonistes. Pour dire autrement, et avec recul, la colère, les interrogations et les désillusions qui suivirent ces événements tragiques, Éric Pittard construit un récit à plusieurs voix, découpé en chapitres. Des faits – bavure policière et « guérilla urbaine » qui s’en suivit -, on retiendra les analyses contradictoires de deux policiers, le triste constat de l’avocat de la famille, pour qui les « dés pipés d’avance dans cette affaire » dénoncent une « justice à deux vitesses », et la perte de confiance de familles immigrées dans un État républicain qui, loin des discours lénifiants sur l’intégration, permet qu’on tue impunément leurs enfants. L’histoire de trois amis de Pipo, Kader et deux Farid, est longuement développée tout au long du film. Un parcours qui les a conduit des émeutes à l’exercice de la citoyenneté, de la prison à la prise de conscience.

Le travail : un carrefour d’emb(a)ûche. SALLES, Louis-Michel. – Toulouse : Association J’ouvre l’Œil, 2006. – documentaire 46 min.
Résumé : Dans ce film, deux groupes de jeunes toulousain(e)s des quartiers de Bagatelle et d’Empalot s’interrogent sur « l’égalité des chances », et nous livrent leur réflexion individuelle et collective. On y découvre les différentes facettes de leur rapport à l’emploi. Ainsi, au fil des entretiens, ils/elles racontent l’influence de leur famille, l’importance de l’école, les difficultés rencontrées qui mettent en avant les discriminations raciales ou de sexe. Sans oublier leurs représentations du travail, du chômage, et leurs stratégies pour « réussir ». Grâce à ces témoignages où des jeunes filles et garçons se livrent sans fard, ce film interroge la société française en prise avec ses contradictions. Il révèle les inégalités persistantes qui touchent de plein fouet une partie de la population, et donne à voir malgré les « embûches », la détermination de ces jeunes à avoir toute leur place dans notre société.

Detournement. SI T LIBRE ; Association J’Ouvre l’œil, Concepteur. – 2011. – 8 mn.
Résumé : Deuxième prix national au festival « Regards jeunes sur la cité » à Paris. Le film « Détour ne ment » parodie les clichés et l’image renvoyés aux autres des habitants d’un quartier. Lucas, Farouk, Adil, Nouhail, Walid, Rami sont les six acteurs principaux mettant en scène, à travers le quotidien de six garçons qui ne sont pas ce qu’ils disent ou paraissent être aux yeux de leurs pairs, leurs mensonges sur ce qu’ils sont par peur du rejet. Finalement, à la fin, ils savent tous qui ils sont et s’acceptent les uns les autres dans leurs différences.

Le B.I. bulletin d’information de l’inspection académique de la Haute-Garonne = L’autre et l’ailleurs [périodique]. – Toulouse : Inspection académique Haute-Garonne, 2007. – 34 p.: ill.+ DVD « l’autre et l’ailleurs ». – (Le B.I.; 88)
Résumé
 : Ce numéro du B.I. est consacré au dispositif « l’autre et l’ailleurs » mis en place par l’Inspection académique Haute-Garonne en partenariat avec le Fasild (aujourd’hui l’ACSE).
Ce dispositif s’adresse à tous les élèves des collèges et a pour objectif de diffuser, par le biais de la culture et du champ artistique, de la connaissance sur l’histoire de l’immigration et participer à la lutte contre les discriminations. Ce dispositif permet à différentes classes de développer des projets avec l’aide d’associations ayant une expérience sur le champ de la mémoire et reconnues dans un domaine artistique (audiovisuel, théâtre, danse, arts plastiques. Ces projets sont financés par l’Acsé, la Ville de Toulouse. La revue présente ensuite plusieurs projets ayant été réalisés dans le cadre de ce dispositif. Le DVD qui accompagne ce B.I. en troisième de couverture présente 4 projets menés dans ce cadre. Ces films présentent à la fois des productions et les processus mis en place.

Les jardins de Bagatelle. GAUDARD, Marie-Anne. – TOULOUSE : AIRCM, 1991. – Durée : 11 mn.
Résumé : Ce court documentaire brosse un portrait du quartier de Bagatelle à Toulouse. Au travers des témoignages d’habitants, s’esquissent les difficultés mais aussi la vie d’un quartier, lieu de socialisation qui n’est pas s’en rappeler un village.

Des rencontres, des regards, des vies. SALLES, Louis-Michel. – Toulouse : Association J’ouvre l’Œil, mai 2006. – 30′; DVD.
Résumé : Film réalisé par les élèves du collège Stendhal, dans le cadre du dispositif de l’Education Nationale « L’autre et l’ailleurs ». Mai 2006
Ce film est le fruit d’un travail collectif qui a réuni des collégiens de 6ème, des enseignants, des associations, des habitants des quartiers de la Faourette et de Bagatelle. Il restitue les échanges avec les habitants qui relatent leur histoire migratoire et leur installation en France et permet de découvrir qu’au-delà des différences, le vivre ensemble est là riche de tous ces apports.

Ma nouvelle vie. Association socio-éducative quartiers Nord ; Association J’Ouvre l’œil. – 2010. – 7,58 mn.
Résumé : Court-métrage sur les péripéties d’une jeune fille récemment arrivée en France : Nadia quitte Tizi Ouzou en Algérie, où elle vivait chez sa tante pour retrouver ses parents à Toulouse. L’arrivée en France n’est pas facile puisque la jeune fille est confrontée à la barrière de la langue et à une nouvelle culture, à laquelle elle s’adaptera facilement. Ce film est le récit de cette arrivée et des difficultés qui en découle ainsi que de l’adaptation à un nouveau pays.


 

Les revues locales

  • Les coursives d’Empalot
  • La lettre de Bellefontaine

 

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Débat | « Artistes & historiens, même combat? »

Artistes et historiens

Le 4 mars 2013 à la salle Osète, le Réseau d’acteurs de la mémoire en Midi-Pyrénées s’est associé au Couac, Collectif Urgence Acteurs Culturels, autour d’un débat dans le cadre du cycle « Lundi Couac ».

Autour de la question « Artistes & historiens, même combat? », et à partir d’expériences concrètes, d’artistes, de démarches artistiques, nous avons souhaité interroger le rôle de ces projets, expériences qui travaillent les questions de mémoire et d’histoire.

 

 

Ces projets naissent-ils systématiquement d’un manque de connaissance et de reconnaissance de certaines pages de l’Histoire, ou viennent-ils répondre à une demande sociale ?

S’agit il de modalités alternatives de sensibilisation et de transmission de savoirs académiques, ou, au travers de l’expression sensible et singulière de l’artiste, de nouvelles manières de réinterpréter des données, de raconter l’Histoire du point de vue des peuples ?

Mais qu’en est-il de la dimension esthétique des oeuvres produites dans ce contexte et quelle légitimité a l’artiste à s’en saisir ? La montée en puissance des questions d’histoires et de mémoire ces dernières années s’est-elle accompagnée d’une croissance des projets artistiques ?

Retrouvez l’intégralité du débat à écouter sur le site du COuac.

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QUARTIERS ET PEUPLES DE TOULOUSE | Comment s’est formée notre communauté urbaine ?

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Les mardis de l’Architecture et de la Ville sont des débats libres et publics entre décideurs, acteurs et usagers de l’architecture et de la ville sur toutes les questions touchant aux aménagements architecturaux, urbains et territoriaux concernant Toulouse et sa région.

 

Ils sont organisés par l’AERA cinq fois par an au Centre Méridional de l’Architecture et de la Ville, et animés par Stéphane Gruet, architecte et philosophe.

Le prochain Mardi de l’Architecture, le 28 avril 2015, se penche sur la question « Quartiers et Peuples du Grand Toulouse, comment s’est formée notre communauté urbaine? »

L’association Tactikollectif et le Réseau d’acteurs de la mémoire en Midi-Pyrénées sont associés à cette rencontre, dont voici une présentation:

Toulouse, de fondation romaine, a connu depuis ses origines d’innombrables arrivées de populations nouvelles, depuis les Wisigoths en passant par l’exode rural plus récent des pays alentour, jusqu’aux vagues d’immigration du siècle dernier qui furent italiennes, espagnoles, portugaises, puis maghrébines, et enfin, de façon plus diffuse, asiatiques et, à partir des années 90, issues de l’Europe de l’Est. Ces vagues de peuplement ont contribué naturellement au développement de la ville, allant là où celle-ci pouvait les accueillir.

Chaque quartier de la métropole toulousaine a ainsi son histoire, qui est d’abord l’histoire de son peuplement dans laquelle s’enracine l’histoire de notre cité : une “histoire qui devient géographie” (Péguy). Cette histoire est ainsi pleine des résonances d’autres histoires antérieures, révolues mais non toujours résolues. Ces mémoires fondent pourtant des attitudes déterminant un avenir possible, l’unité possible d’un “peuple toulousain”, et tôt ou tard, une communauté nouvelle. Elles fondent nécessairement un projet qui doit être partagé et la construction d’une nouvelle identité, d’une nouvelle appartenance. Car c’est en construisant ensemble que l’on se construit comme une “communauté urbaine” véritable. Cette communauté dont l’impératif catégorique est d’être unie est donc une construction dont chaque pierre, chaque mur doit participer à l’équilibre du tout, un équilibre sans lequel il n’est pas de maison qui tienne. Mais il faut pour la stabilité de notre maison commune que chaque mur, quels que soient son âge et sa composition, soit bien fondé dans notre terre commune de sorte que nulle fissure n’apparaisse et ne fragilise cette construction d’hommes, cette communauté urbaine hors de laquelle nous ne pouvons plus grandir ni partager aucun projet.

Si l’histoire, à force de brassage et de renouvellement de la ville sur elle-même, a fait ce travail pour les siècles et les millénaires antérieurs, elle est encore en plein travail pour le siècle dernier et le formidable accroissement de population et de quartiers nouveaux qui forment aujourd’hui notre aire métropolitaine. Comment pouvons-nous faire en sorte que toutes ces histoires, tous ces quartiers participent pleinement d’un dynamisme urbain qui est la condition même de l’unité de notre métropole ? Comment résoudre cet écart quelquefois douloureux entre une histoire encore sensible dans la mémoire des peuples de Toulouse et la nécessité d’une histoire commune qui puisse fonder notre appartenance à une même cité en devenir, riche de sa diversité, où tous participent à la création d’un avenir meilleur ? Comment contribuer au récit de cette métropole, pour en fonder la réussite ? Quels espaces de mémoires et de sociétés créer pour dire la métropole ?
Telles sont les questions proposées à nos invités pour cette rencontre sur les peuples et quartiers de Toulouse.

Plus d’infos prochainement sur les participant-e-s à cette rencontre.

Plus d’infos ici

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« L’immigration régionale se raconte »

Le 26 mars 2015, en partenariat avec l’association Alter Image, le Réseau d’acteurs de la mémoire en Midi-Pyrénées participait à la soirée conférence-débat à la MJC de Cahors, autour de l’histoire de l’immigration en Midi-Pyrénées, en lien avec l’accueil, dans le Hall de la mairie, du reportage photographique « Travailleurs venus d’ailleurs » réalisé par Sara Jabbar-Allen. (Plus d’infos ici).

Voici un article de La Dépêche du Midi qui en parle:

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Travailleurs venus d’ailleurs

travailleurs« Depuis toujours, des travailleurs venus d’ailleurs se sont installés, au gré des nécessités économiques, dans les régions de France. Qu’ils soient arrivés des proches pays européens, de l’Afrique ou de continents lointains, ils ont unis leurs destins à leur terre d’adoption. Ce reportage réunit les portraits de femmes et d’hommes, tous immigrés ou descendants d’immigrés en Midi Pyrénées. A travers ces parcours individuels et familiaux, c’est presque un siècle d’histoire sociale qui surgit. Sur trois générations, ces visages disent la nécessité d’ancrer l’immigration dans la mémoire collective et de lui rendre sa juste place au sein d’une histoire partagée. Ils nous rappellent aussi que chaque vie est unique et restituent à cette population immigrée l’infinie variation des récits personnels. »

Photographies de Gilles Favier et Sara Jabbar-Allen / Textes de Laure Teulières. Aux Éditions du Rouergue.

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