QUARTIERS ET PEUPLES DE TOULOUSE | Comment s’est formée notre communauté urbaine ?

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Les mardis de l’Architecture et de la Ville sont des débats libres et publics entre décideurs, acteurs et usagers de l’architecture et de la ville sur toutes les questions touchant aux aménagements architecturaux, urbains et territoriaux concernant Toulouse et sa région.

 

Ils sont organisés par l’AERA cinq fois par an au Centre Méridional de l’Architecture et de la Ville, et animés par Stéphane Gruet, architecte et philosophe.

Le prochain Mardi de l’Architecture, le 28 avril 2015, se penche sur la question « Quartiers et Peuples du Grand Toulouse, comment s’est formée notre communauté urbaine? »

L’association Tactikollectif et le Réseau d’acteurs de la mémoire en Midi-Pyrénées sont associés à cette rencontre, dont voici une présentation:

Toulouse, de fondation romaine, a connu depuis ses origines d’innombrables arrivées de populations nouvelles, depuis les Wisigoths en passant par l’exode rural plus récent des pays alentour, jusqu’aux vagues d’immigration du siècle dernier qui furent italiennes, espagnoles, portugaises, puis maghrébines, et enfin, de façon plus diffuse, asiatiques et, à partir des années 90, issues de l’Europe de l’Est. Ces vagues de peuplement ont contribué naturellement au développement de la ville, allant là où celle-ci pouvait les accueillir.

Chaque quartier de la métropole toulousaine a ainsi son histoire, qui est d’abord l’histoire de son peuplement dans laquelle s’enracine l’histoire de notre cité : une “histoire qui devient géographie” (Péguy). Cette histoire est ainsi pleine des résonances d’autres histoires antérieures, révolues mais non toujours résolues. Ces mémoires fondent pourtant des attitudes déterminant un avenir possible, l’unité possible d’un “peuple toulousain”, et tôt ou tard, une communauté nouvelle. Elles fondent nécessairement un projet qui doit être partagé et la construction d’une nouvelle identité, d’une nouvelle appartenance. Car c’est en construisant ensemble que l’on se construit comme une “communauté urbaine” véritable. Cette communauté dont l’impératif catégorique est d’être unie est donc une construction dont chaque pierre, chaque mur doit participer à l’équilibre du tout, un équilibre sans lequel il n’est pas de maison qui tienne. Mais il faut pour la stabilité de notre maison commune que chaque mur, quels que soient son âge et sa composition, soit bien fondé dans notre terre commune de sorte que nulle fissure n’apparaisse et ne fragilise cette construction d’hommes, cette communauté urbaine hors de laquelle nous ne pouvons plus grandir ni partager aucun projet.

Si l’histoire, à force de brassage et de renouvellement de la ville sur elle-même, a fait ce travail pour les siècles et les millénaires antérieurs, elle est encore en plein travail pour le siècle dernier et le formidable accroissement de population et de quartiers nouveaux qui forment aujourd’hui notre aire métropolitaine. Comment pouvons-nous faire en sorte que toutes ces histoires, tous ces quartiers participent pleinement d’un dynamisme urbain qui est la condition même de l’unité de notre métropole ? Comment résoudre cet écart quelquefois douloureux entre une histoire encore sensible dans la mémoire des peuples de Toulouse et la nécessité d’une histoire commune qui puisse fonder notre appartenance à une même cité en devenir, riche de sa diversité, où tous participent à la création d’un avenir meilleur ? Comment contribuer au récit de cette métropole, pour en fonder la réussite ? Quels espaces de mémoires et de sociétés créer pour dire la métropole ?
Telles sont les questions proposées à nos invités pour cette rencontre sur les peuples et quartiers de Toulouse.

Plus d’infos prochainement sur les participant-e-s à cette rencontre.

Plus d’infos ici

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